Bonjour,

Ce week-end, trois marmottes, deux femelles et un mâle, ont rejoint les bouquetins et les
vautours dans la Grande Volière du parc de la Garenne où les visiteurs peuvent maintenant
les observer.

Les marmottes viennent ainsi compléter la présentation des animaux de Suisse,
en particulier des Alpes et du Jura. Elles sont nées dans le parc zoologique des Marécottes
dans le Valais.

Une quatrième marmotte, mais d’origine sauvage, est présente au centre de soins de la
Garenne depuis plusieurs semaines. Elle a été amenée par le service de la faune qui l’a
recueillie sur les hauteurs de la commune d’Arzier. A son arrivée, elle ne pesait que 1.8 kg, au
lieu d’au moins 4 kg, et avait plusieurs morsures de chien dont une très grave à la tête. Elle
semble également très âgée. L’équipe vétérinaire a réussi à soigner les blessures. Elle
reprend peu à peu du poids mais son état reste encore incertain. Si elle arrive à être sauvée,
elle rejoindra les autres marmottes dans la grande volière car la relâchée serait trop risquée
pour elle.


Histoire et adaptations des marmottes

La Marmotte n’est pas à l’origine un animal strictement lié à la montagne. Il y a plusieurs
dizaines de milliers d’années, lors de périodes plus froides qu’actuellement, les marmottes
étaient répandues en plaine. Avec la fin des glaciations, mais aussi probablement sous la
pression de chasse dès la Préhistoire, elle a trouvé ses seuls refuges en haute montagne. Elle
avait disparu des montagnes jurassiennes et fut réintroduite sur quelques sites dès le 19ième
siècle et dans les années 1970.

A partir du mois d’octobre, après avoir accumulé d’importantes réserves de graisses, elles
vont vivre pendant des mois au fond de leur terrier. L’enjeu est d’arriver à survivre jusqu’à ce
que la végétation reprenne sa croissance à partir de fin mars. Maintenir la température du
corps malgré des températures extérieures basses demande d’utiliser les réserves de graisse
pour produire de la chaleur. Pour économiser ces réserves, les marmottes laissent leur
température chuter avec celle de la température du terrier. Une température dans le terrier
entre 5 et 10 °C est optimale. En dessous, les marmottes sont obligées de produire de la
chaleur pour maintenir la température de leur corps autour de 5 degrés. La profondeur du
terrier permet de limiter la trop forte baisse de la température. De plus, les marmottes vivant
en famille, les adultes se serrent aux plus petits pour limiter les pertes de chaleur. Enfin, un
élément clé pour leur survie est la présence d’une forte couche de neige qui joue le rôle
d’isolant. 

Merci pour votre prochaine visite.

La Garenne