Le lundi 6 février, trois cochons laineux, des femelles, sont arrivés à la Garenne en provenance de

Muri dans le Canton de Saint-Gall.

Ils compléteront ainsi les espèces domestiques suisses déjà
présentes, chèvres, moutons, canards, poules et oies. Il sera également ainsi possible de comparer
les cochons laineux avec les sangliers, dont ils sont issus après leur domestication par l’homme.

Le cochon laineux suisse est originaire de l’est du bassin du Danube où il était élevé au 19ème
siècle pour son lard. Il se caractérise par son ventre clair.

Il est une des races européennes de porc les plus proches génétiquement du sanglier sauvage
européen. La plupart des autres races de porcs européens ont en effet été croisées dès le 18ième
siècle avec des races d’origine chinoises. Ces grands porcs blancs ont largement remplacé les
cochons laineux qui se sont fortement raréfiés.

Il est robuste, résistant au froid, au pied sûr, calme et très sociable. Il sait s’adapter à toutes
les altitudes.

Histoire du sanglier et de sa domestication

Les sangliers, en latin le genre Sus, sont originaires d’îles du sud-est asiatique, Malaisie,
Sumatra, Java,... Les sangliers ont réussi à rejoindre le sous-continent indien duquel ils se
sont répandus dans le sud-est asiatique puis jusqu’à l’Europe. On trouve les premières traces
paléontologiques de la présence de notre sanglier Sus scrofa il y a environ 900 000 ans, à la
fois en Chine et en Espagne. La domestication des sangliers par les humains pour donner les
porcs a été cependant très tardive. S’il est avéré que premières traces archéologiques de
domestication d’animaux se rapportent aux chiens à partir de loups vers 15 000 ans av. J.-C,
ce sont dans les sociétés du Néolithique que nombre d’espèces, chèvre, moutons, porcs,
bœufs, ont été domestiquées, vers 8 500 av. J.-C. L’apport de viande par la domestication a
été un véritable starter pour le développement démographique des populations humaines. La
génétique a montré que la domestication du sanglier s’était produite indépendamment dans
plusieurs régions d’Europe et d’Asie. Des porcs domestiques du Proche-Orient ont aussi été
introduits en Europe durant le Néolithique, se mélangeant ainsi aux porcs domestiques
locaux.